Élimination des matières résiduelles : Terrebonne réagit favorablement au rapport de la CMM

La Ville de Terrebonne a réagi favorablement au rapport de la commission de l’environnement de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) portant sur l’élimination des matières résiduelles dans le Grand Montréal. Un rapport émis à la suite des consultations publiques tenues par l’organisme au printemps dernier. 

Deux des axes du document, soit l’autonomie régionale et la réduction à la source, rejoignent les recommandations du mémoire déposé par la Ville dans le cadre des consultations visant à réviser le Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR) de la CMM. Terrebonne avait d’ailleurs été invitée à présenter ses 21 recommandations devant les commissaires. 

En effet, la gestion des matières résiduelles est un sujet interpellant tout particulièrement la population et les élus de Terrebonne puisque le lieu d’enfouissement technique (LET) du Complexe Enviro Connexions, situé dans le secteur Lachenaie, est le seul site d’enfouissement de la région du Grand Montréal. Ce sont 50 % des déchets de la CMM qui sont donc dirigés dans la dixième plus grande ville du Québec. 

« Je suis satisfait que la CMM ait été à notre écoute. Au risque de me répéter, l’enfouissement intensif comme nous le vivons présentement à Lachenaie n’est pas la solution à moyen et à long terme. Cette façon de faire ne correspond pas à la définition du développement durable et si nous continuons ainsi, notre société ira droit dans le mur. À ce rythme, les sites d’enfouissement de la province seront pleins d’ici 13 ans.  Nous devons réduire nos déchets. Au printemps dernier, Terrebonne s’est doté d’objectifs clairs avec le plan d’action de sa Politique de développement durable. J’invite toutes les municipales à en faire de même. Notre objectif est que Terrebonne devienne un modèle dans la réduction de déchet par habitant dans les années à venir », a déclaré le maire de Terrebonne, Marc-André Plante. 

Dans son mémoire, Terrebonne recommandait que chaque territoire propose des solutions afin d’accueillir des lieux de traitement et de disposition. La Ville recommandait aussi que si les matières sortent des territoires préétablis, une tarification ou une pénalité soit appliquée.  

« Terrebonne ne veut plus être la poubelle de la CMM. Les régions doivent se responsabiliser et devenir autonomes », a ajouté le maire. 

« Comme il est mentionné dans le rapport de la CMM, l'acceptabilité sociale de la population s’effrite en ce qui concerne les installations de traitement et de valorisation des matières résiduelles. Une décision sur l'avenir des matières résiduelles doit donc être prise très rapidement. Arrêtons de jouer à l'autruche et prenons la meilleure décision qui s'impose sans partisanerie. Terrebonne a pris un leadership dans ce dossier et nous sommes heureux que la CMM abonde sensiblement dans le même sens. Maintenant, il faut agir », a fait savoir le conseiller municipal Yan Maisonneuve, président de la Commission du développement durable, de l’environnement et de la mobilité. 

Rappelons que le développement durable est aussi l’un des quatre principes organisationnels à la base du Plan stratégique 2021-2025 dont s’est doté la Ville.